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ARRETONS LE MASSACRE

VICTIMES DE CROYANCES SUR DES VERTUS MEDICINALES ET SUR LEURS ORGANES,

LES ANIMAUX SONT LA CIBLE DE MAFIAS INTERNATIONALES ET DE TRAFICS.

 

STOP AU MASSACRE !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guépard, requin, python : les chiffres du massacre

Par Anne-Julie Contenay avec AFP

Publié le 13 février 2014 à 17h52 Mis à jour le 13 février 2014 à 17h52

 
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Les guépards sont, comme de nombreuses autres espèces, victimes du braconnage. © MAXPPP

C'EST LA JUNGLE - Plus de 11.000 espèces sont aujourd'hui menacées dans le monde. La faute, entre autres, à l'intensification du braconnage.

LES DONNÉES. Qu'ont en commun le guépard, le grand requin-marteau et le python birman ? Tous figurent sur la liste des espèces menacées dans le monde, selon l'Union mondiale pour la nature. Et ce qui menace ces espèces, c'est notamment le braconnage, sujet d'une grande conférence organisée jeudi à Londres pour lutter contre le trafic des animaux. Le but : tenter de mettre fin à ce massacre. Car la situation est alarmante. La preuve en cinq chiffres.

11.212. C'est le nombre d'espèces animales actuellement menacées dans le monde, sur les 53.267 espèces de vertébrés et d'invertébrés recensés par l'UICN. Le braconnage augmente évidemment les risques pour certaines espèces, comme les éléphants, les rhinocéros ou encore le pangolin de Chine, recherchés à des fins médicinales.

Guépard, requin, python : les chiffres du massacre

Un mammifère sur quatre. Tous les animaux ne sont pas égaux face au risque d'extinction : un oiseau sur huit est menacé, contre une espèce de mammifère sur quatre et plus d'un amphibien sur trois.

Guépard, requin, python : les chiffres du massacre

43%. Malgré les lois et les conventions internationales, le braconnage, très lucratif, atteint des sommets. Pour le rhinocéros en Afrique, il a ainsi augmenté de 43% entre 2011 et 2012. Le commerce de cet animal est pourtant interdit depuis 1977. En 2013, plus de mille rhinocéros ont été tués en Afrique du Sud, soit 77 de plus qu'en 2007. Il faut dire qu'une corne de rhinocéros se négocie aujourd'hui plus cher que l'or, à des prix atteignant 40.000 euros le kilo.

Moins de 500.000. Les éléphants ne sont pas épargnés. Il n'en reste aujourd'hui plus que 500.000 en Afrique, contre plusieurs millions au milieu du XXe siècle. Ils subissent la destruction de leur environnement, mais eux aussi sont les victimes d'un braconnage accru, car la demande est forte en Asie et au Moyen-Orient. Le commerce mondial de l'ivoire a beau être prohibé depuis 1989, le trafic a malgré tout doublé depuis 2007, et même plus que triplé depuis 1998.

Guépard, requin, python : les chiffres du massacre

100 millions. Le braconnage se pratique aussi sur l'eau. Chaque année, environ 100 millions de requins sont ainsi tués, selon l'organisation onusienne pour l'alimentation et l'agriculture, qui estime que 90% de la population a disparu en seulement un siècle. Résultat, en 2013, la Cites, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, a décidé de réguler le commerce planétaire de cinq espèces de requins. Les ailerons de requins sont un commerce lucratif, estimé par les associations à plus de 480 millions de dollars par an.

 

 

 

 

 

Venin de serpent, rhinocéros, tortues… le braconnage fait rage!

Paru le 04.02.14 - Dernière modification le 04.02.14 - Pas de commentaires

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L’association Robin des Bois publie  le n°3 de A la Trace, son bulletin trimestriel d’information et d’analyses sur le braconnage et la contrebande d’animaux menacés d’extinction. Il couvre les événements du 1er octobre au 31 décembre 2013. Saisies de venin de serpent, de viande de dauphins, de cornes de rhinocéros, de tortues et de pangolins… Natura Sciences vous propose une sélection des événements les plus marquants.

contrebande venin

Les braconniers forcent les serpents à cracher leur venin pour le vendre comme drogue. © Kalyanvarma

Pendant les fêtes de Divali (Fête des lumières), la Saint Valentin et les fêtes de fin d’année, la consommation de drogue explose en Inde. C’est le cas aussi d’un trafic émergent : celui du venin de serpent utilisé comme stupéfiant. « Le venin de serpent, en particulier celui de cobra, est utilisé après avoir été séché, sous forme de dos en poudre, comme drogue euphorisante ou pour résister à la fatigue » note Charlotte Nithart, Directrice de Robin des Bois. Noms de code : K752 et K76.

Ce trafic se développe notamment dans la jeunesse des grandes villes indiennes, du Nord au Sud. Les braconniers capturent les serpents et les trafiquants les forcent à cracher leur venin. La dose se vend ensuite entre 400 et 500 dollars. « Le venin de cobra royal ou de cobra indien se vend au minimum 200 000 dollars le litre et Il faut faire cracher environ 200 fois un cobra pour obtenir un litre » affirme Jacquy Bonnemains, Président de Robin des Bois.

Ces animaux étaient déjà braconnés pour leur cuir et leur viande, pour les charmeurs et les collectionneurs. Ce nouveau phénomène ajoute une pression supplémentaire sur les cobras. Voici quelques exemples de saisies opérées en Inde durant le dernier trimestre de 2013 : 600 mL de venin le 22 octobre, 1,7 L, le 31 octobre, 3L le 16 novembre, 500 mL le 29 novembre et 500g le 8 décembre.

Narvals, dauphins et strombes géants                                                                    

De la viande de dauphins a été saisie au Pérou. Il y a eu deux saisies de suite en octobre : 1,4 kg de viande de dauphin a été saisi dans un marché, et 1,5 kg de viande séchée dans un restaurant. Mais, notons aussi l’ouverture d’une enquête pour un trafic de viande de dauphins entre Rome et Civitavecchia (Italie). Certains restaurants y proposent des plats à base de viande de dauphins pour 100 euros par personne, alors qu’il est interdit de capturer intentionnellement un dauphin et d’en commercialisation la viande dans toute l’Europe !

Durant le dernier trimestre de 2013, un trafic important de strombes géants entre la République Dominicaine et l’Asie (Chine, Vietnam) est à noter. 9 tonnes de strombes géants ont été saisies en Octobre et 26 tonnes de strombes géants et combattants en décembre. Lors de cette dernière saisie, notons la présence de 6 sacs d’ailerons de requins et de 4 sacs de concombres de mers. Les strombes géants se nourrissent principalement de déchets organiques : leur disparition mers entraîne l’eutrophisation des fonds.

Au Canada, un homme a été condamné à une amende de 385 000 dollars pour le trafic de 250 défenses de narvals. A noter que chez les narvals, seuls les mâles ont une défense et que celle-ci peut atteindre 3 m de long.

Les tortues vont devoir pondre

Il y a eu à peu près 400 saisies de tortues marines entières et 42 000 œufs au dernier trimestre 2013. Ces tortues sont notamment vendues dans des restaurants, en tant que nouvel animal de compagnie ou pour fabriquer des souvenirs. Un important trafic d’œufs fait rage en Amérique latine, alors qu’en Asie, ce sont plus des tortues entières congelées, fraîches ou encore vivantes dont la viande est consommée. La contrebande de la viande de tortues est un phénomène mondial : il y a eu des saisies au Mexique, au Costa Rica, aux Philippines, au Vietnam et en Océanie.

Pour les tortues terrestres, les saisies sont importantes : 8 133 tortues et 8930 œufs au dernier trimestre 2013. Notons un important trafic de tortues Hamilton et de tortues du Gange en Asie. Il y a eu d’importantes saisies : 338 tortues de Hamilton en Chine en octobre (dont « environ » 330 vivantes), 470 tortues de Hamilton en novembre en Thaïlande…. La plus grande saisie est celle de 2400 tortues du Gange vivantes à bord d’un camion en Inde fin novembre.

Cela ne s’arrête pas là !

Notons une importante saisie de 644 caïmans à l’aéroport d’Amsterdam entre fin novembre et mi-décembre. Les animaux étaient entassés à 50 dans des boîtes supposées n’en contenir que trois. 318 caïmans étaient déjà morts de froid et d’asphyxie.

D’autres saisies sont à noter : 9326 pangolins, 18 peaux de jaguar, léopard et tigre. Les saisies d’ivoire du trimestre représentent environ 1890 éléphants tués. Sur toute l’année 2013, 1 004 rhinocéros ont été tués en Afrique du Sud.

Selon Interpol, seulement 10 % du trafic est décelé et fait l’objet de procédures. Si les chiffres des saisies sont déjà importants, pour avoir une idée du trafic réel, il faudrait donc multiplier tous ces chiffres par dix…

Pour plus d’informations, lire le n°3 de la Trace

Auteur : Matthieu Combe

 

 

 

 

 

 



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