Annuaire association

Supprimer toutes les publicités avec l'asso-pack + ?
Commander !

L'HOMME DES BOIS


L’Homme des Bois


L’Orang-Outan, « Homme des Bois »

L'orang-outan est le seul grand singe d'Asie, représenté par 2 sous-espèces: l'orang-outan de Bornéo et l'orang-outan de Sumatra. Le premier est endémique de l'île de Bornéo dans les états de Sabah et Sarawak (Malaisie) et 3 des 4 provinces du kalimantan (Indonésie). Le second survie principalement dans la prince d'Aceh de l'île de Sumatra ( Indonésie). Son nom signifie " homme des bois" en Bahasa indonésien. Une légende raconte que l'orang-outan sait parler mais qu'il préfère se taire, de peur que les hommes décident de le faire travailler.

 


Caractéristiques

L'orang-outan est arboricole, il se déplace majoritairement dans les arbres et ne descend au sol que rarement. On note toutefois que l'orang-outan de Bornéo est davantage observé au sol que son homologue de Sumatra, et que d'une manière générale, Les mâles sont plus observés au sol que les femelles. À terre, de multiples menaces existent : prédateurs, braconniers, villageois. Mais il semble que la fragmentation des forêts pousse l'orang-outan à s'adapter, et à descendre de plus en plus régulièrement des arbres pour aller et venir de fragment de forêt en fragment de forêt. Les menaces sont donc plus fortes encore.

L'orang-outan est un grand singe solitaire : contrairement aux gorilles et chimpanzés notamment, il ne vit pas en groupe ou famille. Mâles et femelles ne se rencontrent que pour les besoins de la reproduction, et seules les femelles élèvent leur petit avec lequel elle entretiennent l'une des relations maternelles les plus étroites de la nature.


Reproduction et dimorphisme sexuel

Les jeunes mâles atteignent la maturité sexuelle entre 7 et 10 ans. Nénamoins, l’Orang-Outan se distingue des autres grands singes par le fait que les mâles peuvent suivre deux étapes de développement différentes. C’est pourquoi il existe deux mâles sexuellement mûrs:

-    les petits, qui ressemblent physiquement aux femelles,
-    et les grands, qui développent des caractéristiques sexuelles secondaires telles que disque facial et sac laryngien.

Les mâles sexuellement mûrs ont généralement un grand sac sous la gorge : le sac laryngien. Celui-ci est utilisé pour émettre un son très particulier : connu comme le 'long cri' (long call en anglais). Toutefois, de récentes études ont remis en cause cette relation de cause à effet : le développement sexuel dépend aussi de l’environnement dans lequel les orangs-outans évoluent: des mâles subadultes qui habitent le même territoire ne développent pas de caractères sexuels secondaires tant que le mâle à qui appartient le territoire y demeure. Pour échapper à son attention, de nombreux autres mâles restent donc de petite taille.

 

Le cri-long permet au mâle d'émettre un son qui rappelle celui du lion. Le cri-long est utilisé par les mâles pour se faire connaître des femelles, pour prévenir d'autres mâles de rester à distance, ou encore indiquer la direction dans laquelle il s’oriente.

Les femelles connaissent leur première maternité vers l'âge de 15 ans. En moyenne, une femelle fait un petit tous les 8 ou 9 ans. Le petit orang-outan apprend tout de sa mère les premières années de sa vie. Il est allaité jusqu’à l’âge d’environ 8 ou 9 ans. Outre l'amour et l'affection, le petit orang-outan bénéficie d'enseignements fondamentaux à sa survie dans la nature. Animal principalement frugivore, l'orang-outan mange également des insectes et parfois des loris. Dans tous les cas, le petit orang-outan  a besoin de sa mère pour apprendre à identifier les aliments comestibles, construire son nids etc ... Le petit orang-outan dépend totalement de sa maman qui le protège et ne le quittera sous aucun prétexte, aucun.


L’Orang-Outan a-t-il un avenir ?

Malheureusement, la survie de cette espèce emblématique est gravement menacée. La déforestation galopante et le commerce illicite d'espèces menacées poussent chaque jour un peu plus l'orang-outan vers l'extinction : l'orang-outan de Bornéo est considéré " en danger"  sur la liste rouge de l'UICN, tandis que son homologue de Sumatra est lui identifié " en danger critique d'extinction". En 2008, l'UICN rappelait que la population d'orangs-outans de Bornéo a chuté de 50% en 60 ans, et les derniers représentants de cette sous-espèce sont majoritairement présents à l'extérieur des zones protégées. L'UICN estime le nombre d'orangs-outans de Sumatra à seulement environ 7000 individus, contre 45 à 70.000 individus pour l'orang-outan de Bornéo.

Pour autant, faut-il considérer que la course contre l'extinction est perdue ? Résolument, non !

Sur le terrain, les centres destinés au sauvetage puis à la réhabilitation des orangs-outans travaillent nuit et jour pour venir en aide aux victimes de la déforestation et du commerce illégal d'espèces protégées.

Ces centres, travaillant en collaboration avec la police des eaux et forêts, et portent secourent aux orangs-outans : détenus chez des particuliers en animal de compagnie, errants et blessés à proximité des plantations de palmiers à huile d’où ils ont été chassés avec violence, souffrants en d’intoxication due aux nombreux incendies volontaires en raison des conversions d’hectares de forêts en plantations de palmiers à huile ou de pâtes à papier, orphelins traumatisés après avoir vu leur mère être abattue sous leurs yeux.

Tous n’ont pas les mêmes besoins : les orangs-outans matures sont soignés et nourris avant d’être relâchés dans des parties protégées de la forêt. D’autres ont contracté des maladies transmises par l’homme où ont été gravement blessés et nécessitent une prise en charge constante qui rend impossible leur relâché. Et puis, il y a ces petits orphelins  que la bêtise humaine a arraché au corps encore tiède de leur mère, dont in ira jusqu’à sectionner les doigts pour qu’il quitte enfin la fourrure rousse de la mère à laquelle il s’accroche par les 4 membres.

La prise en charge de ces orphelins traumatisés nécessite un dispositif d’accueil et de prise en charge particulièrement important. Les plus petits ont besoin de contacts permanents avec leur mère, malheureusement disparue. Des nourrices les prennent en charge jour et nuit, et tentent de leur redonner goût à la vie, les portent et les nourrissent comme une mère le ferait. Un peu plus grand, ils rejoindront une école de la forêt où ils continueront d’apprendre à devenir des orangs-outans sauvages. A terme, la plupart d’entre eux pourront retourner dans la forêt qui les a vu naître.
A l’heure actuelle, La fondation Bornean Orangutan Survival, le Sumatran Orangutan Conservation Program, l’International Animal Rescue notamment travaillent quotidiennement pour sauver de l’extinction l’Homme des Bois. Ils font face à de nombreuses dépenses, notamment liées aux arrivées perpétuelles de nouvelles victimes rousses. Les centres ne désemplissent malheureusement pas.
Seuls ou réunis autour du programme d’adoption réalisé par la fondation Orangutan Outreach, ces héros des forêts de Bornéo et Sumatra essaient de mobiliser l’opinion publique sur la situation critique des orangs-outans. Au rythme auquel la forêt disparait (environ 20.000 hectares par an), l’orang-outan pourrait s’être éteint d’ici 2020.
Bornéo, Kalimantan Central : Le Centre du BOS à Nyaru Menteng a été fondé en 1999 par Lone Nielsen Droscher et abrite environ 600 orangs-outans orphelins et déplacés. Le centre est basé juste à l'extérieur de la ville de Palangka Raya dans la province du Kalimantan central dans la partie indonésienne de Bornéo. Depuis ses modestes débuts, il est devenu le plus grand centre de conservation des orangs-outans dans le monde- avec de nombreuses cages, des cliniques, des îles, des véhicules et des écoles de la forêt.

Bornéo, Kalimantan Occidental : En Août 2009 l’International Animal Rescue a signé un protocole d'entente avec le Département des forêts indonésien du Kalimantan Ouest. Il s’agit d’un accord sur les plans de sauvetage, la réhabilitation et la réinstallation des orangs-outans qui ont perdu leur habitat forestier en raison de l'expansion des plantations de palmiers à huile. L'accord a permis l'achat de terres et la création d'installations où les orangs-outans sauvés peuvent être réhabilités avant d'être relâchés dans les aires protégées de la forêt. En images : http://youtu.be/6sjoxX_oPsQ

Sumatra-Nord, (Medan) : Le Centre de SOCP se situe à Batu Mbelin, au nord de Sumatra en Indonésie. Le centre répond à toutes les exigences pour une installation de cette nature. Il est à une heure de la grande ville de Medan. Le Centre est très birn équipé et comprend notamment une « Baby House »,  installation spécialement conçue pour accueillir les jeunes orangs-outans dans les premières années de socialisation et de soins.

Le Centre pour la protection Orangutan (COP) est une équipe d’activistes indonésiens pour la protection des orangs-outans. Conduits par leur chef intrépide, Hardi Baktiantoro, le COP se déplace dans tout Bornéo pour confisquer les orangs-outans gardés comme animaux de compagnie.


***

Bornéo offre entre 10 et 15.000 espèces différentes de fleurs et environ 3000 sortes différentes d'arbres. Cette diversité est également constatée chez les animaux peuplant l’île, un grand nombre d’entre eux étant par ailleurs endémiques à cette région et introuvables ailleurs. Chaque année de nouvelles espèces animales et végétales sont découvertes : les scientifiques ont à peine le temps de les découvrir que ces espèces sont déjà vouées à disparaître. Ces forêts tropicales sont d'une extrême importance, en seconde position après celles du Brésil et couvrent plus de 1 million de km2 (soit environ 2 fois la superficie de la France).
Les forêts indonésiennes représentent environ 10 % de la totalité des forêts tropicales et couvrent plus de 105 millions d'hectares. Le taux de déforestation actuel est de 2,5 millions d'hectares par an (soit 25 000 km2, un peu moins que la surface de la Belgique), mais ce taux s'accélère sous le poids de l’exploitation forestière et des incendies qu’elle provoque, alimentée par la demande internationale de bois pas à bas prix. Si le débat reste ouvert quant à l’étendue réelle de l'exploitation forestière illégale, il est malheureusement certain que plus de la moitié des activités d’exploitation forestière dans le pays est illégale.

Sauver l’orang-outan de l’extinction n’est possible qu’en protégeant et préservant son habitat: la forêt. Cet objectif ne profite pas qu’à l’orang-outan, il profite à une multitude d’espèces animales et végétales étroitement imbriquées entre elles.

 



Réagir


CAPTCHA